Journée d’étude « Entre rhétorique et philologie »

La journée d’étude « Entre rhétorique et philologie: pour une réhabilitation des liens entre théorie et pratique » se tiendra le 11 février 2016 à l’Université libre de Bruxelles (Maison des Arts, avenue Jeanne 56).

Programme

10h00 – ouverture de la journée par Julie Dainville et Benoît Sans

10h15 – Francis GOYET

Penser par les exemples : le conciones, « bréviaire du rhétoricien »

11h00 – pause

11h15 – Pierre CHIRON

La philologie au secours de la rhétorique vivante : le cas du De inventione du Ps.-Hermogène

12h00 – Salvatore DI PIAZZA

Le strabisme de la rhétorique. Le statut épistémologique de la techne selon Aristote

12h45 – Déjeuner

14h00 – Cristina PEPE

À l’école de Rhodes : un modèle de rhetor à l’époque hellénistique

14h45 – Guillaume TEDESCHI

Du Lycée au Musée : l’utilisation des concepts rhétoriques aristotéliciens dans la philologie alexandrine

15h30 – pause

15h45 – Julie DAINVILLE

Rhétorique et réputation historique: le cas de la Pythie dans l’œuvre d’Hérodote

16h30 – Benoît SANS et Naïm VANTHIEGHEM

L’apprentissage de la rhétorique au regard de la papyrologie

17h15 – Emmanuelle DANBLON et Alain DELATTRE

Conclusion de la journée

 

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Organisation : Julie Dainville et Benoît Sans

Sous la direction scientifique d’Emmanuelle Danblon et Alain Delattre

 

Inscription souhaitée

Table ronde sur la vraisemblance

Une table ronde sur la vraisemblance se tiendra à l’Université libre de Bruxelles (local: AZ4.103) le 12 février 2016 de 14h00 à 17h00.

Programme:

Paul Aron (Université libre de Bruxelles) – Y a-t-il un « contrat de vraisemblance » littéraire ?

Il s’agira dans cette présentation d’examiner l’idée d’un «  contrat de vraisemblance  » dans le domaine littéraire. Le but est de voir quelle est encore l’actualité du concept : en avons-nous besoin pour analyser des oeuvres aujourd’hui, et si oui, selon quelles modalités  ? Peut-on parler « d’indicateurs de vraisemblance » narratifs et/ou métanarratifs ?

Salvatore Di Piazza (Università degli Studi di Palermo) – Imaginer la vérité. À propos de la notion grecque d’eikos

L’analyse sémantique de la notion grecque d’eikos, dont la traduction est «  vraisemblable  », « probable », renvoie aux concepts d’imagination et de ressemblance. Mais l’eikos concerne aussi le domaine de la vérité lorsqu’il n’y a pas de certitude ; par exemple dans le cas de la rhétorique, de la médecine et, en générale, des arts conjecturaux. Dans ces cas, la vérité est imaginée au nom d’une régularité — laquelle admet toutefois des exceptions. Or, c’est justement cette régularité qui nous permet de reconstruire le passé et le présent, et de prophétiser l’avenir moyennant une marge d’erreurs propre aux affaires humaines.

Marc Dominicy (Université libre de Bruxelles) – La vraisemblance et l’exemplarité de l’exception

La conception aristotélicienne de la vraisemblance poétique repose sur deux fondements. Nous trouvons, d’un côté, l’analyse du hasard (dans ses deux variétés) qui est issue de la « Physique » et, d’un autre côté, la définition de la mimésis à partir de la distinction entre individus et types. Si l’on tient compte de ces deux paramètres, on peut comprendre pourquoi l’exceptionnel (« l’invraisemblable » du sens commun) peut être source de « vraisemblance », et donc fournir une « exemplarité » qui ne dépende en aucune manière du retour fréquent de certains scénarios actionnels. Cette doctrine est parfaitement compatible avec des approches actuelles, en l’occurrence la théorie searlienne de l’Intentionnalité « comme-si » et la théorie des prototypes ou des stéréotypes.

Organisation et contact : Emmanuelle Danblon et Julie Dainville

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