Séminaire Transgression de Lille, jeudi 6 mai 2010 : J. FAVRET-SAADA et E. DANBLON

Nous sommes heureux de vous informer de la prochaine séance – jeudi 6 mai – du séminaire Transgression de l’IEP de Lille, organisé en collaboration avec la MESHS par Loïc NICOLAS (GRAL, ULB), Cédric PASSARD et Michel HASTINGS (IEP de Lille). Nous recevrons à cette occasion Emmanuelle DANBLON (GRAL, ULB) et Jeanne FAVRET-SAADA (Ethno-antropologue à l’EPHE) autour du thème : « Paroles transgressives et anthropologie des énoncés magiques ». La séance sera animée par Marc ANGENOT titulaire de la Chaire James McGill d’Etude du discours sociale à l’Université McGill de Montréal.

Jeanne FAVRET-SAADA : « Désorceler : la transgression restauratrice. »
Emmanuelle DANBLON : « Discours magique, discours rhétorique : quelle place pour la transgression ? »

Au plaisir de vous y voir nombreux !

Intervention de J. FAVRET-SAADA – Séminaire d’E. DANBLON du 23 avril 2010

Suite à la venue de Jeanne FAVRET-SAADA (éthno-anthropologue à l’EPHE, spécialiste de la sorcellerie) à l’ULB, dans le cadre du séminaire d’Emmanuelle DANBLON sur les « Rhétoriques et démocraties européennes », nous vous prions de trouver le texte intégral de son intervention : « La divination dans le désorcèlement bocain« .

Par ailleurs, nous vous rappelons qu’Emmanuelle DANBLON et Jeanne FAVRET-SAADA interviendront à Lille le jeudi 6 mai prochaine sur la thématique : « Paroles transgressives et anthropologie des énoncés magiques« .

Quelques références bibliographiques

– Les Mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage, Paris, Ed. Gallimard, 1977.

– (avec José Contreras) Corps pour corps : enquête sur la sorcellerie dans le bocage, Ed. Gallimard, 1981.

Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins, Paris, Ed. Les Prairies ordinaires, 2007.

Désorceler, Paris, Ed. de l’Olivier, 2009.

Jeux d’ombres sur la scène de l’ONU : Droits humains et laïcité, Paris, Ed. de l’Olivier, 2010.

Annonce de séminaire doctoral (CEPEN/GRAL) : De la transgression (Université de Lille 2)

Séminaire (CEPEN/GRAL) 2009-2010 de l’École doctorale de l’Université Lille 2 : « De la transgression »

Le séminaire, organisé par le CEPEN (IEP de Lille) et le GRAL (ULB), a reçu le soutien de la Maison Européenne des Sciences de l’Homme de Lille. Il a été conçu par Michel HASTINGS, Loïc NICOLAS & Cédric PASSARD qui en assureront ensemble l’animation et la direction scientifiques.

Résumé : L’ambition de ce séminaire doctoral interdisciplinaire consiste à pénétrer l’espace social, moral, discursif de ce que les hommes et les sociétés ont pu juger et jugent encore comme transgressif, afin d’élaborer, à partir des représentations véhiculées par cette appréciation critique d’un état de chose, une définition à même d’éclairer ce qui se joue dans ce terrible effet de catégorisation. On se propose alors d’étudier – à partir de réflexions sociologiques, rhétoriques, historiques, juridiques, philosophiques, anthropologiques et littéraires – les modalités d’expression, d’identification et de description d’un tel événement qui prend source dans la violation délibérée (ou du moins jugée telle) d’une norme supérieure. La géographie culturelle et morale des sociétés s’élabore au sein d’événements de ce type, dans la mesure où ils concourent, par leur survenue même, à délimiter le « pouvoir faire » de l’interdiction radicale qui lui est attachée, ouvrant ainsi sur l’actualisation et la confirmation d’une sacralité fondatrice de l’ordre social. En conséquence, c’est l’idée préalablement et collectivement forgée de la transgression – exemplaire, voire idéale – d’un « devoir être » (art, guerre, justice, etc.) qui permet de disqualifier et de discriminer des faits occurrents entre eux, c’est-à-dire d’apprécier les conditions qui rendent possible la reconnaissance d’un fait dans les canons de son idéal, ou au contraire son exclusion définitive du champ de la référence à laquelle il prétend (cette justice n’est pas une justice, cette œuvre d’art n’est pas une œuvre d’art, cette guerre n’est pas une guerre… elle n’en a pas les formes, elle n’en respecte pas les lois). La transgression, dans les débordements qu’elle supporte, éprouve dès lors les sociétés quant à leurs fondements mêmes et vient sans cesse réactiver les dispositifs de l’indignation qui garantissent l’existence tangible d’une doxa communément partagée.

Avec la participation de Philippe BRAUD, Sébastien SCHEHR, Marcela IACUB, Guy HAARSCHER, Myriam REVAULT D’ALLONNES, Michel TERESTCHENKO, Nathalie HEINICH, Christelle REGGIANI, Philippe ROUSSIN, Marie-Angèle HERMITTE, Nicolas DODIER, Élisabeth CLAVERIE, Christian INGRAO, Jeanne FAVRET-SAADA, Emmanuelle DANBLON et Georges BALANDIER.

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