Conférence « Rhétorique et médecine: une surprenante analogie ? »

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer la conférence de M. Salvatore Di Piazza « Rhétorique et médecine: une surprenante analogie ? »

Elle se tiendra le lundi 14 mars 2016, au DC11.210, de 15h00 à 17h00.

Résumé:

Si de nos jours l’affinité entre médecine et rhétorique peut surprendre, ce n’était certes pas le cas chez les Grecs anciens qui y voyaient une association topique. En effet, à partir de l’analogie entre logos et pharmakon proposée par Gorgias, les deux disciplines s’entremêlent à différents niveaux dans la philosophie ancienne. Dans ce contexte, nous allons surtout focaliser notre attention sur le modèle épistémologique que les deux disciplines partagent, un modèle qui trouve ses racines dans le paradigme indiciaire analysé, des siècles plus tard, par C. Ginzburg.

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Journée d’étude « Entre rhétorique et philologie »

La journée d’étude « Entre rhétorique et philologie: pour une réhabilitation des liens entre théorie et pratique » se tiendra le 11 février 2016 à l’Université libre de Bruxelles (Maison des Arts, avenue Jeanne 56).

Programme

10h00 – ouverture de la journée par Julie Dainville et Benoît Sans

10h15 – Francis GOYET

Penser par les exemples : le conciones, « bréviaire du rhétoricien »

11h00 – pause

11h15 – Pierre CHIRON

La philologie au secours de la rhétorique vivante : le cas du De inventione du Ps.-Hermogène

12h00 – Salvatore DI PIAZZA

Le strabisme de la rhétorique. Le statut épistémologique de la techne selon Aristote

12h45 – Déjeuner

14h00 – Cristina PEPE

À l’école de Rhodes : un modèle de rhetor à l’époque hellénistique

14h45 – Guillaume TEDESCHI

Du Lycée au Musée : l’utilisation des concepts rhétoriques aristotéliciens dans la philologie alexandrine

15h30 – pause

15h45 – Julie DAINVILLE

Rhétorique et réputation historique: le cas de la Pythie dans l’œuvre d’Hérodote

16h30 – Benoît SANS et Naïm VANTHIEGHEM

L’apprentissage de la rhétorique au regard de la papyrologie

17h15 – Emmanuelle DANBLON et Alain DELATTRE

Conclusion de la journée

 

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Organisation : Julie Dainville et Benoît Sans

Sous la direction scientifique d’Emmanuelle Danblon et Alain Delattre

 

Inscription souhaitée

Table ronde sur la vraisemblance

Une table ronde sur la vraisemblance se tiendra à l’Université libre de Bruxelles (local: AZ4.103) le 12 février 2016 de 14h00 à 17h00.

Programme:

Paul Aron (Université libre de Bruxelles) – Y a-t-il un « contrat de vraisemblance » littéraire ?

Il s’agira dans cette présentation d’examiner l’idée d’un «  contrat de vraisemblance  » dans le domaine littéraire. Le but est de voir quelle est encore l’actualité du concept : en avons-nous besoin pour analyser des oeuvres aujourd’hui, et si oui, selon quelles modalités  ? Peut-on parler « d’indicateurs de vraisemblance » narratifs et/ou métanarratifs ?

Salvatore Di Piazza (Università degli Studi di Palermo) – Imaginer la vérité. À propos de la notion grecque d’eikos

L’analyse sémantique de la notion grecque d’eikos, dont la traduction est «  vraisemblable  », « probable », renvoie aux concepts d’imagination et de ressemblance. Mais l’eikos concerne aussi le domaine de la vérité lorsqu’il n’y a pas de certitude ; par exemple dans le cas de la rhétorique, de la médecine et, en générale, des arts conjecturaux. Dans ces cas, la vérité est imaginée au nom d’une régularité — laquelle admet toutefois des exceptions. Or, c’est justement cette régularité qui nous permet de reconstruire le passé et le présent, et de prophétiser l’avenir moyennant une marge d’erreurs propre aux affaires humaines.

Marc Dominicy (Université libre de Bruxelles) – La vraisemblance et l’exemplarité de l’exception

La conception aristotélicienne de la vraisemblance poétique repose sur deux fondements. Nous trouvons, d’un côté, l’analyse du hasard (dans ses deux variétés) qui est issue de la « Physique » et, d’un autre côté, la définition de la mimésis à partir de la distinction entre individus et types. Si l’on tient compte de ces deux paramètres, on peut comprendre pourquoi l’exceptionnel (« l’invraisemblable » du sens commun) peut être source de « vraisemblance », et donc fournir une « exemplarité » qui ne dépende en aucune manière du retour fréquent de certains scénarios actionnels. Cette doctrine est parfaitement compatible avec des approches actuelles, en l’occurrence la théorie searlienne de l’Intentionnalité « comme-si » et la théorie des prototypes ou des stéréotypes.

Organisation et contact : Emmanuelle Danblon et Julie Dainville

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Annonce de parution: numéro XVII de Lo Sguardo, 1/2015, « Tropi del pensiero. Retorica e Filosofia »

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer la parution du numéro XVII de Lo Sguardo, 1/2015, intitulé « Tropi del pensiero. Retorica e Filosofia ».

Dans ce volume on trouvera notamment l’article d’Emmanuelle Danblon et Ingrid Mayeur: « Façonner une mémoire commune: Figures de la présence et de la communion au fondement de la dynamique utopique ».

À lire également dans ce volume, la contribution de nos collègues et amis Salvatore Di Piazza et Francesca Piazza: « La retorica che cura. Per un approccio retorico alla psicoanalisi« .

Voir le volume.

Programme du Colloque en rhétorique : « Le fragile et le flou » (ULB, 3-5 avril 2014)

L’équipe du GRAL est heureuse de diffuser le programme du Colloque international en rhétorique qui se tiendra du 3 au 5 avril 2014 à la Maison des Arts de l’ULB sous le titre : “Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique”.

Présentation de l’événement : Sous le titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique », cette rencontre répond au désir de rendre hommage (au moins en creux) à un penseur original, un passeur, un précurseur même, bref, un maître, dont le nom n’évoque, aujourd’hui, plus grand-chose à personne (ou presque) : Eugène Dupréel (1879-1967). Plus exactement, il s’agit de mettre l’accent et d’explorer l’un des aspects originaux de sa pensée : l’idée ou principe de précarité dont la valeur est, pour lui, aussi bien technique que logique et épistémologique.

Précarité, le terme a de quoi surprendre. Il charrie, dans nos imaginaires collectifs, un monde trouble de représentations négatives ou dévalorisées. La précarité fait signe vers un manque, une menace, un risque. En elle, se logent, tout ensemble, flou, discontinuité, faiblesse. Autant de propriétés qui demeurent en porte-à-faux avec l’idéal de sécurité, de certitude et de transparence défendu, notamment, par les sociétés modernes. En somme, il ne fait pas bon être précaire. Plus précisément, il ne fait pas bon rester précaire. Au mieux, peut-il s’agir d’un état transitoire, d’un entre-deux (entre un vide et un plein), d’une voie d’accès à la stabilité.

Aussi, le présent colloque propose-t-il de mettre au défi nos réflexes sociaux et nos tropismes intellectuels ; il invite à une conversion du regard, à un changement radical de point de vue. Le but est d’éclairer les mécanismes de la précarité, de mieux comprendre le supplément qu’il peut y avoir à la reconnaître ou à l’insuffler, le prix particulier, supérieur qu’elle confère aux valeurs, aux arguments, aux notions (philosophiques, juridiques), aux choix, etc. Bref, dans quelle mesure, en quel sens et à quelles fins, un « moins » pourrait-il représenter un « plus » ? L’ambition est là : repenser l’articulation, la logique du lien entre force et faiblesse, plein et vide, ordre et désordre, rigueur et souplesse, apparences et réalité, pluralisme (des valeurs) et rationalité (des décisions). Le projet vise donc à réfléchir la valeur même (valeur pleine et forte) de la précarité, le surcroît d’efficacité qu’elle apporte, le recours pratique que peut représenter ce « manque » (ce moins) d’assurance et de contrôle – ou, mieux, cette chance de n’être pas assuré.

Disons-le sans détours, la rhétorique, domaine du plausible, du probable, du crédible, du flou, de l’ambigu, de l’indéterminé, du pluriel, de l’à peu près… est un monde traversé par la précarité. Un monde ouvert aux possibles et au doute, où il faut sans cesse (apprendre à) naviguer à vue. Après tout, la rhétorique n’est-elle pas un art qui consiste précisément à déclore le monde, à l’ouvrir ? Son horizon véritable n’est-il pas d’assouplir l’esprit, d’aider à pratiquer, à expérimenter notre précarité même, sans pour autant l’absolutiser, mais en l’assumant et en cherchant d’une certaine manière à l’apprivoiser ?

Finalement, notre visée principale reste de questionner les bénéfices de la parole rhétorique, ceux de sa pratique et de son expérience collective, tout en ayant dans l’idée de remettre le plein exercice de l’antique discipline au cœur du politique (au sens fort du terme) et de la citoyenneté.

Dates de la manifestation : 3-5 avril 2014
Lieu : Université Libre de Bruxelles – Maison des Arts
Email de contact : colloqueprecarite@gmail.com

Cet événement scientifique a reçu le soutien financier du F.R.S.-FNRS, du Centre de recherche en linguistique LaDisco, de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’ULB, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Liste des conférenciers invités

– Marc ANGENOT (Univ. McGill)
– Sémir BADIR (U. de Liège)
– Alain BERTHOZ (Collège de France)
– Michel BRIAND (U. de Poitiers)
– Pierre CHIRON (U. de Paris-Est)
– Emmanuelle DANBLON (ULB, GRAL)
– Manfred KRAUS (Université de Tübingen)
– Salvatore DI PIAZZA (U. de Palerme & ULB, GRAL)
– Sebastiano VECCHIO (U. de Catane)

Personne responsable : Loïc NICOLAS – loic.nicolas@ulb.ac.be

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Journée d’étude du GRAL : « Les fonctions de l’épidictique : pratiques et frontières » (12 décembre 2013, ULB)

JOURNÉE D’ÉTUDE DU GRAL

Les fonctions de l’épidictique.
Pratiques et frontières

Jeudi 12 décembre 2013

Le genre de l’éloge et du blâme, que la tradition a conservé jusqu’à aujourd’hui sous le nom d’« épidictique », représente, trop souvent, le parent pauvre des études rhétoriques. Elles n’en retiennent, à de rares exceptions, que des traits convenus et généraux. Comme si, face à la puissance argumentative, face au sérieux viril du judiciaire et du délibératif, le genre épidictique – associé aux paroles dérisoires et aux discours convenus ; aux populistes et aux propagandistes de tout poil – ne pouvait occuper une place de choix dans la cité ni dans les esprits. Force est d’ailleurs de constater combien nos démocraties européennes, démocraties modernes, avides de transparence et d’expertise, n’ont cessé d’en réduire le rôle et les prérogatives dans nos institutions. À l’évidence, il demeure un véritable malaise, une méfiance, voir une défiance scientifique, sans doute aussi politique et éthique, face à ce genre de discours dont on ne sait trop que faire faute de le pratiquer, meilleure manière d’en éprouver les potentialités et la valeur. Cette Journée d’étude du GRAL invite à redonner un peu de consistance à ce genre-là. Il s’agit de repenser sa place dans le champ rhétorique, d’en explorer les outils, les ressources, mais aussi les détours sur lesquels s’appuie sa pratique, d’en questionner les usages (discrets ou ignorés) autant que les frontières. Quelles sont les fonctions (sociales, politiques, psychologiques) du genre épidictique ? Comment le pratique-t-on ? Peut-on s’y exercer ? Quels sont ses rapports à l’argumentation ? Quelle place accorder au blâme ? Quel est son statut face aux deux autres genres rhétoriques ? Comment s’articulent, en son sein, les couples : concorde / discorde ; accord / désaccord ? Autant de questions qui viendront nourrir nos travaux et les discussions de cette journée du GRAL consacrée à un genre qui pour être mal compris, n’en constitue pas moins, étrange paradoxe, la pierre angulaire d’une rhétorique bien comprise.

PROGRAMME

Claudie MARTIN-ULRICH (U. de Pau) : « Parénétique de la consolation. »
• Discutant : Emmanuelle DANBLON (ULB, GRAL)

Marco MAZZEO (U. de la Calabre) : « Une frontière de l’épidictique : l’ordalie et la pensée en action. »
• Discutant : Victor FERRY (F.R.S.-FNRS – ULB, GRAL)

Camille RAMBOURG (U. de Paris-Est) : « Éloge / blâme et prévention de l’auditeur : une frontière du genre épidictique. »
• Discutant : Benoît SANS (F.R.S.-FNRS – ULB, GRAL)

Loïc NICOLAS (F.R.S-FNRS – ULB, GRAL) : « L’épidictique de Chaïm Perelman : assise et pivot de l’édifice rhétorique. »
• Discutant : Salvatore DI PIAZZA (U. de Palerme, Eikos & ULB, GRAL)

La journée d’étude se tiendra de 10h00 à 17h00
Université Libre de Bruxelles (Campus du Solbosch)
Maison des Arts – Av. Jeanne, 56
1050 Bruxelles

Informations : gral@ulb.ac.be
Site de référence : http://gral.ulb.ac.be

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Appel à communications – Colloque en rhétorique, 3-5 avril 2014 – « Le fragile et le flou »

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer l’organisation d’un Colloque international en rhétorique du 3 au 5 avril 2014 à l’ULB. Cette manifestation a pour titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique ». Nous vous invitons à consulter l’espace dédié sur le présent site.

Présentation de l’événement : Sous le titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique », cette rencontre répond au désir de rendre hommage (au moins en creux) à un penseur original, un passeur, un précurseur même, bref, un maître, dont le nom n’évoque, aujourd’hui, plus grand-chose à personne (ou presque) : Eugène Dupréel (1879-1967). Plus exactement, il s’agit de mettre l’accent et d’explorer l’un des aspects originaux de sa pensée : l’idée ou principe de précarité dont la valeur est, pour lui, aussi bien technique que logique et épistémologique.

Précarité, le terme a de quoi surprendre. Il charrie, dans nos imaginaires collectifs, un monde trouble de représentations négatives ou dévalorisées. La précarité fait signe vers un manque, une menace, un risque. En elle, se logent, tout ensemble, flou, discontinuité, faiblesse. Autant de propriétés qui demeurent en porte-à-faux avec l’idéal de sécurité, de certitude et de transparence défendu, notamment, par les sociétés modernes. En somme, il ne fait pas bon être précaire. Plus précisément, il ne fait pas bon rester précaire. Au mieux, peut-il s’agir d’un état transitoire, d’un entre-deux (entre un vide et un plein), d’une voie d’accès à la stabilité.

Aussi, le présent colloque propose-t-il de mettre au défi nos réflexes sociaux et nos tropismes intellectuels ; il invite à une conversion du regard, à un changement radical de point de vue. Le but est d’éclairer les mécanismes de la précarité, de mieux comprendre le supplément qu’il peut y avoir à la reconnaître ou à l’insuffler, le prix particulier, supérieur qu’elle confère aux valeurs, aux arguments, aux notions (philosophiques, juridiques), aux choix, etc. Bref, dans quelle mesure, en quel sens et à quelles fins, un « moins » pourrait-il représenter un « plus » ? L’ambition est là : repenser l’articulation, la logique du lien entre force et faiblesse, plein et vide, ordre et désordre, rigueur et souplesse, apparences et réalité, pluralisme (des valeurs) et rationalité (des décisions). Le projet vise donc à réfléchir la valeur même (valeur pleine et forte) de la précarité, le surcroît d’efficacité qu’elle apporte, le recours pratique que peut représenter ce « manque » (ce moins) d’assurance et de contrôle – ou, mieux, cette chance de n’être pas assuré.

Disons-le sans détours, la rhétorique, domaine du plausible, du probable, du crédible, du flou, de l’ambigu, de l’indéterminé, du pluriel, de l’à peu près… est un monde traversé par la précarité. Un monde ouvert aux possibles et au doute, où il faut sans cesse (apprendre à) naviguer à vue. Après tout, la rhétorique n’est-elle pas un art qui consiste précisément à déclore le monde, à l’ouvrir ? Son horizon véritable n’est-il pas d’assouplir l’esprit, d’aider à « pratiquer », à expérimenter notre précarité même, sans pour autant l’absolutiser, mais en l’assumant et en cherchant d’une certaine manière à l’apprivoiser ?

Finalement, notre visée principale reste de questionner les bénéfices de la parole rhétorique, ceux de sa pratique et de son expérience collective, tout en ayant dans l’idée de remettre le plein exercice de l’antique discipline au cœur du politique (au sens fort du terme) et de la citoyenneté.

Dates de la manifestation : 3-5 avril 2014
Lieu : Université Libre de Bruxelles
Date limite pour l’envoi des propositions : 15 décembre 2013
Email de contact : colloqueprecarite@gmail.com

Personne responsable : Loïc NICOLAS (ULB, GRAL – F.R.S.-FNRS) – loic.nicolas@ulb.ac.be

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Parution : AAD, n°10 (« L’argumentation dans le discours politique », dir. Marc BONHOMME et Corinne ROSSARI)

Nous sommes heureux d’annoncer la parution du n°10 de la revue Argumentation et Analyse du Discours (AAD) consacré à « L’argumentation dans le discours politique » (dir. Marc BONHOMME et Corinne ROSSARI).

Sommaire du numéro

Marc Bonhomme et Corinne Rossari
Introduction

Alice Krieg-Planque
Un discours sur prescription : les « argumentaires » des partis politiques comme éléments de cadrage de la parole

Marc Bonhomme
Argumentation et interaction dans les brochures du Conseil fédéral suisse sur les votations populaires

Corinne Rossari
Phénomènes énonciatifs et argumentation dans les brochures du Conseil fédéral suisse sur les votations populaires

Yana Grinshpun
Discours manifestant et contestation universitaire (2009)

Roselyne Koren
La critique du discours des « anciens » médias « mise au Net » : un nouveau type d’argumentation politique ?

Alicja Kacprzak
Le pathos négatif en tant que trait du discours politique totalitaire

Raphaël Micheli
Les querelles de mots dans le discours politique : modèle d’analyse et étude de cas à partir d’une polémique sur le mot « rigueur »

Comptes rendus

Gilles Philippe
Serça, Isabelle. 2012. Esthétique de la ponctuation (Paris : Gallimard, coll. Blanche)

Alice Krieg-Planque
Maingueneau, Dominique. 2012. Les phrases sans texte (Paris : Colin)

Marianne Doury
Ballet, Marion. 2012. Peur, Espoir, Compassion, Indignation. L’appel aux émotions dans les campagnes présidentielles (1981-2007), Préface de Philippe Braud (Paris : Dalloz)

Roberta Martina Zagarella
Salvatore Di Piazza. 2011. Congetture e approssimazioni. Forme del sapere in Aristotele (Milano-Udine : Mimesis)

Morgan Donot
Serrano, Yeny. 2012. Nommer le conflit armés et ses acteurs en Colombie. Communication ou information médiatique ? (Paris : L’Harmattan)

Helena Nagamine Brandão
Orlandi, Eni P. 2011. La construction du Brésil. À propos des discours français sur la Découverte (Paris : L’Harmattan)

Site de référence

Annonce de parution: Rivista Italiana di Filosofia del Linguaggio, vol 6, num 3: « Accordo e disaccordo ».

L’équipe du Gral est heureuse de vous annoncer la parution du dernier numéro de la Rivista Italiana di Filosofia del Linguaggio, dirigé par Francesca Piazza et Mauro Serra, sur le thème « Accordo e disaccordo ».

En suivant ce lien, vous pourrez voir le sommaire du numéro, et en suivant celui-ci, l’entretien accordée par Emmanuelle Danblon à Salvatore Di Piazza pour ce numéro.

Séminaire du GRAL (2012-2013) : Hommage à Chaïm Perelman

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer et de diffuser le programme de son séminaire annuel intitulé : « Rhétorique et humanisme. « Faire faire : la persuasion aujourd’hui » – Hommage à Chaïm Perelman. »

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Comme un heureux hasard, notre groupe de recherche a entamé voici un an une exploration systématique de l’imposant fonds des « Archives Perelman » conservé à l’Université Libre de Bruxelles. Nous y (re)découvrons un infatigable humaniste, curieux des hommes et de la société ; conscient des risques qu’impose à chacun la liberté des sociétés ouvertes. C’est dans cet état d’esprit que Perelman – qui aurait eu 100 ans en 2012 – rencontre par hasard la rhétorique, seule discipline, à ses yeux, capable d’aider les citoyens à construire une société libre.

C’est en hommage à ses puissantes intuitions que nous décidons aujourd’hui de reprendre son projet, là où il l’avait laissé. Si la rhétorique peut refonder l’humanisme, c’est au prix d’un travail libre et lucide qui doit s’entreprendre avec les disciplines des sciences de l’homme mais aussi avec le fonctionnement de la société.

Nous invitons les étudiants, doctorants, chercheurs et enseignants intéressés par cette question à venir assister au séminaire de cette année. Celui-ci introduira le Colloque international qui se déroulera du 16 au 18 mai 2013 à l’Université Libre de Bruxelles et à l’Académie Royale de Belgique.

PROGRAMME

Séance 1 – Vendredi 26 octobre 2012 de 14h à 17h

Roberta Zagarella (Palerme – ULB/GRAL)

« Giambattista Vico, Chaïm Perelman : l’humanisme et la rhétorique. »

Salvatore di Piazza (Palerme – ULB/GRAL)

« Conjectures et approximations : la raison pratique, d’Aristote à Perelman. »

Séance 2 – Vendredi 14 décembre 2012 de 14h à 17h

Karel Van Haesebrouck (ULB)

« L’homme, acteur dans la cité : rôle du corps et du regard dans le théâtre contemporain. »

Christian Biet (Paris Ouest – Nanterre)

« Les tragiques, hier et aujourd’hui. Figurations théâtrales de la violence civile. »

Séance 3 – Vendredi 15 février 2013 de 14h à 17h

Claude Calame (EHESS, Paris)

« Un faire faire poétique : pragmatique rituelle de la tragédie grecque. »

Sophie Klimis (Facultés Saint Louis – Bruxelles)

« La paideia tragique du chœur citoyen : dressage du thumos et/ou éducation à la phronèsis ? »

Lieu

Les séances ont lieu à l’Université Libre de Bruxelles, Campus du Solbosch
Le vendredi de 14h à 17h
Bâtiment A, Porte Z, 4e étage, Salle AZ.4.103
Le séminaire est ouvert à tous