Colloque sur l’analyse des discours hors-normes (Univ. de Sherbrooke, 10-12 juin 2015)

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer la tenue prochaine d’un colloque international consacré à « L’Analyse des discours hors-normes : approches, concepts et méthodes ». Cette rencontre aura lieu à l’Université de Sherbrooke (Canada) du 10 au 12 juin 2015.

ArgumentaireDepuis peu, on voit émerger un intérêt réciproque entre des sous-disciplines des Sciences du langage qui n’avaient guère coutume de dialoguer : la présente rencontre, qui réunit analystes du discours, phonéticiens, sémanticiens, didacticiens, acquisitionnistes, historiens de la langue et des représentations linguistiques, sociologues du langage etc. en est une illustration. Ce choc des cultures amène l’analyse du discours à considérer des discours oraux, écrits, hybrides sortant de « l’ordinaire », à s’ouvrir à une analyse de discours qui, envisagés depuis les traditions disciplinaires de l’AD et du point de vue de leurs fonctionnements ou encore des présupposés épistémologiques qu’ils interrogent ou bousculent, peuvent être qualifiés de hors-normes.

Conférenciers invités

Marc ANGENOT (Université McGill – Montréal)
Sonia BRANCA-ROSOFF (Université Sorbonne nouvelle – Paris 3)
Louis HEBERT (Université du Québec à Rimouski)
Marie-Anne PAVEAU (Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité)

Site de référence

Adresse de contactDiscoursHN2015@usherbrooke.ca

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Journée d’étude: l’écrit académique dans une perspective rhétorique (Université de Neuchâtel, 22 mai 2015)

L’équipe du Gral est heureuse d’annoncer la journée d’étude internationale: L’ÉCRIT ACADÉMIQUE DANS UNE PERSPECTIVE RHÉTORIQUE, organisée par Thierry Herman à l’Université de Neuchâtel (22 mai 2015).

Liste des contributions

Francis Grossmann (Université de Grenoble 3): Les lieux de l’évidence dans la rhétorique scientifique
Marie-Christine Pollet (Université Libre de Bruxelles): Ouvrir un nouveau courant dans la recherche : un ethos de pionnier à construire entre tradition, originalité et engagement
Agnès Tutin (Université de Grenoble 3): Rhétorique de la surprise dans les écrits scientifiques
Christian Plantin (Université de Lyon 2): Types et typologies des argument(ation)s : le legs de la rhétorique
Thérèse Jeanneret et Victoria Béguelin (Université de Lausanne): La certification d’un niveau de maîtrise de langues étrangères étudiées à l’université : une manière de se familiariser avec les attentes rhétoriques dans les différents genres académiques pratiqués
Victor Ferry (Université Libre de Bruxelles et University of Oxford): Le tact des mots : écrire l’histoire sur un sujet sensible
Thierry Herman (Universités de Neuchâtel, de Lausanne et de Suisse italienne): Rhétorique de l’introduction : entre captatio et partitio

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Conférence de R. JOUVENT, « La fabrication du plaisir psychique » (jeudi 5 mars, 16h)

L’équipe du GRAL est heureuse de vous convier à la conférence que donnera le Pr. Roland JOUVENT (Psychiatre, Université Paris-VI & Pitié-Salpêtrière) ce jeudi 5 mars, à partir de 16h00, sous le titre : « La fabrication du plaisir psychique ».

Lieu : Maison des Arts de l’ULB (Av. Jeanne, 56 – 1050 Bruxelles)

Contact : gral@ulb.ac.be

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Colloque international: L’exemple historique dans le discours (Université d’Enna « Kore », 7-8 mai 2015)

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer le colloque international, organisé par AD-DORIF & ADARR, sur le thème de l’exemple historique. Emmanuelle Danblon ouvrira ce colloque par une conférence plénière intitulée:  « Figurer la dystopie pour éclairer l’utopie: une fonction rhétorique à explorer ».

L’exemple historique dans le discours

(Université d’Enna « Kore », 7-8 mai 2015)

7 mai 2015

14h45 – Accueil des participants

15h00 – Ouverture du colloque

15h15 – Conférence plénière : E. Danblon (Président : R. Amossy)

Figurer la dystopie pour éclairer l’utopie: une fonction rhétorique à explorer

16h00 – Discussion + pause

16h30 – Ière session (Président : D. Londei)

16h30 – D. Maingueneau, « De la République romaine à la République française : exemplum et scénographie ».

17h00 – R. Koren, « Critique de l’exemple historique dans quelques métadiscours médiatiques (ou médiatisés)  : le cas de l’accusation de populisme ou de nazisme ».

17h30 -18h00 – Discussion

20h30 – Dîner.

8 mai 2015

9h30 – 2ème session (Président : D. Maingueneau)

9h30 – J. Bourdon, « Scandaleuses, inévitables: l’usage public des analogies historiques dans le conflit israélo-palestinien ».

10h00 – C. Sukiennik, « Tenants et aboutissants de l’exemple historique dans l’information médiatique: le cas de la bataille de Jénine ».

10h30 – D. Charbit, « L’importation de la guerre d’Algérie dans le discours public et politique israélien sur le conflit israélo-palestinien ».

11h00 – Discussion + pause

11h30 – 3ème session (Président : R. Koren)

11h30 – M. Soffer, « De l’analogie à l’amalgame : la Shoah comme exemple historique ».

12h00 – P. Paissa, « Exemple historique et  argumentation : de la Saint-Barthélémy au massacre du 17 octobre 1961 ».

12h30 – L. Trovato, « Le  Poilu en tant qu’exemple éthique universel dans les faire-part de décès et la nécrologie des Journaux de tranchées ».

13h00 – Discussion + Pause déjeuner.

15h00 – 4ème session (Président : P. Paissa)

15h00 – L. Sini, « L’exemple historique dans les discours d’extrême-droite ».

15h30 – D. Virone, « Le discours Taubira: l’exemple historique, entre légitimation et euphémisme ».

16h00 – M. Anquetil, « Matteo Renzi et la rhétorique de l’exemple héroïque, paradoxes de la proximité dans l’usage politique des figures exemplaires dans les discours politiques entre la France et l’Italie ».

16.30 – S. Modena, « Trois exemples historiques contre l’euro ».

17h00 – Discussion

17h30 – Conclusions : R. Amossy, R. Koren, D. Maingueneau, , P. Paissa.

Conférence d’Emmanuelle Danblon – Émotions & conflits (ULB) – 5 décembre 2014 de 18h30 à 21h

Emotions & conflits: approches socio-politiques et psycho-sociales

18.30 – 21.00

Entrée libre & gratuite

L’étude des conflits repose sur de nombreuses disciplines et sur différents niveaux d’analyse. Chacun des niveaux d’analyse du « conflit » (intrapsychique, interpersonnel, interculturel, local, international, etc.) implique des facteurs causaux distincts et spécifiques

Cependant, malgré ces distinctions et spécificités, un facteur semble présent à chaque échelle conflictuelle et dans chaque type de conflit : le rôle des émotions. En effet, les émotions, de par leur vécu psychologique et leur expression sociale, jouent un rôle important dans la plupart des types de conflits. Les émotions peuvent s’exprimer par des expression faciales, mais également par les discours (rhétoriques, politiques, médiatiques, commémorations historiques, etc.). Ces expressions émotives peuvent être, partiellement, responsables des issues positives ou négatives de processus de négociation.

L’étude des émotions implique donc une analyse pluridisciplinaire. C’est justement l’objectif de cette conférence : mettre en lumière le rôle des émotions dans les situations conflictuelles par des chercheurs de disciplines différentes. En effet, le rôle des émotions dans les conflits, à des niveaux différents, sera mis en lumière au plan : psychologique et neuropsychologique, rhétorique et politique.

Intervenants

Assad Azzi – Professeur en Psychologie sociale – ULB
Didier Grandjean – Professeur en Neuropsychologie des émotion et Neurosciences affective – Université de Genève
Bernard Rimé – Professeur émérite à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education – UCL
Valérie Rosoux – FNRS / UCL
Emmanuelle Danblon – Professeure de rhétorique – ULB
Christian Olsson – Chargé de cours en Sciences politiques – ULB

Lieu : Campus Solbosch, H.2215

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Affiche et programme de la conférence

Calls for papers : Rhetoric and communication standards (24-25 nov. 2014) & Rhetoric in the Knowledge Society (24-27 june 2015)

L’équipe du GRAL est heureuse de relayer les appels à propositions de deux Congrès en rhétorique qui se dérouleront en Pologne : (1) Rhetoric and communication standards, Warsaw, Poland, 24-25 November 2014, (2) Rhetoric in the Knowledge Society,  University of Warsaw, Poland, 24-27 June, 2015.

Rhetoric and communication standards – 24-25 November 2014, Warsaw

Polish Rhetoric Society in association with The Institute of Literary Research of the Polish Academy of Sciences invites you to 13th Conference of Polish Rhetoric Society « Rhetoric and communication standards » (24-25 November 2014, Warsaw, Nowy Świat 72, Staszic Palace, room 144).

Ancient rhetoric had developed a comprehensive model of persuasion. Following its rules and recommendations was thought to increase the chances of the speaker to persuade the audience. The ancient ideal of the vir bonus dicendi peritus (a good man, an experienced speaker) was linked to ethical standards and oratorical competence. From antiquity till today a number of suggestions and recommendations on the principles of effective persuasion has been formulated. In addition to the normative approach, the current research interest lies in the descriptive approach: what standards, practices and cultural norms of persuasive communication developed over the centuries? How are they changing now? What are the new standards and expectations which shape contemporary persuasive communication? We invite you to a joint reflection on rhetoric in the context of norms, standards, practices and social expectations about persuasion. Your paper may addresses the following issues:

• Formulation of standards, rules and recommendations with reference to persuasion (logic, ethics, effectiveness, appropriateness, politeness, etc.)
• Genres of speech and principles of persuasion
• The standards, bans and requisitions in language policy (e.g., censorship, political correctness)
• Violations of communication standards and their impact on persuasion (e.g., provocation, scandal)
• Communication norms and ethics of persuasion in various professions (marketing, commerce, politics, PR, business, science)
• Cultural diversity of guidelines and rules regarding persuasion
• Historical changes of persuasive practices and recommendations for persuasion
• The didactics of persuasion (textbooks, guides, courses).

During the English part of the conference we will be pleased to present our guest speaker Alejandra Vitale (Universidad de Buenos Aires), the President of the Rhetoric Society in Argentina.

Practical information

Calendar:

30 September 2014 – deadline for on-line submissions of paper proposals (20 min presentation) via form

15 October 2014 – notification of acceptance

30 October 2014 – registration deadline: conference fee 350 zł (70 EURO), includes conference materials, lunches and coffee breaks;

31 January 2015 – sending a text for publication. The articles will be selected after a review process.

For additional information please contact us at retoryka.ptr@gmail.com.

Website

Rhetoric Society of Europe
Polish Rhetorical Society and Italian Language Department of the University of Warsaw

Fifth « Rhetoric in Society » Conference (RiS 5)

Rhetoric in the Knowledge Society

University of Warsaw, Poland
24-27 June, 2015

Call for papers

The ideal of sapere aude (« do dare to know ») has been known since antiquity. However, the conceptualization of the Knowledge Society is relatively recent. Knowledge, as one of the key concepts in modern society, may also be viewed from a rhetorical perspective. Knowledge is created within discourses and articulated in texts. These texts contribute to creating the very concept of knowledge and its internal qualifications such as scientific and non-scientific knowledge. The texts persuade the audience to various knowledge claims and dissuade it from others.

The goal of the conference is to articulate ways in which knowledge is conceptualized and made manifest through different rhetorical practices in various contexts of communication within society. We invite papers that address at least one of the two notions of ‘rhetoric’: rhetoric as an object of analysis and rhetoric as a theoretical and methodological framework. Rhetoric as an object of analysis may include, e.g., texts constitutive of academic discourse, scientific popularization, expert discourse, lay discourse on knowledge and dealing with knowledge, as well as representations of knowledge in literature, advertising, art, or humor. Rhetoric as a theoretical and methodological framework encompasses the conceptual and methodological tools elaborated within the long tradition, from the Aristotelian naturalist model of rhetoric to modern developments and innovative approaches that foster the theoretical progress of the discipline.

Proposals may include, but need not be limited to, such areas as:

  • rhetorical strategies involved in the creation, transmission, criticism, and evaluation of knowledge in academic and non-academic settings
  • rhetorical features of texts qualified as conveying scientific knowledge, pop-knowledge, folk-knowledge, common knowledge, pseudo-knowledge
  • the rhetorical analyses of discourses on and carried out within institutions of knowledge (e.g. universities, schools, museums, think-tanks)
  • social mobilization of emotions related to knowledge (e.g. concepts of risk society; confidence or diffidence towards experts; appreciation or depreciation of the humanities)
  • knowledge and power (“disciplinarization” through knowledge vs. empowerment through knowledge; policies of knowledge)
  • knowledge and knowledge workers as object of cultural representations in literature, art, film, humor, advertising.

The above topics is by no means closed; we are open to further proposals. Please do not hesitate to contact us with other suggestions and ideas that best satisfy your expectations concerning the programme. We welcome also ideas for panels from scholars willing to lead a session.

Website

Colloque « Argumentation et Langage » – Lausanne, 9-15 septembre 2015

Argumentation & Langage
Marqueurs linguistiques, processus discursifs, opérations cognitives
9-11 septembre 2015
Université de Lausanne

Le CoRReA (Collectif Romand de Recherche sur l’Argumentation) a le plaisir de vous inviter à participer au colloque « Argumentation et langage » qui se tiendra à l’Université de Lausanne du 9 au 11 septembre 2015.

Le colloque s’adresse en priorité aux chercheurs en sciences du langage et de la communication, ainsi qu’aux chercheurs en sciences cognitives intéressés par la description du fonctionnement langagier de l’argumentation.

Les chercheurs sont invités à soumettre des propositions de communication s’inscrivant dans un ou deux des axes spécifiés ci-après : a) marqueurs linguistiques ; b) processus discursifs ; c) opérations cognitives.

a) Marqueurs linguistiques

Les argumentations que produisent les locuteurs sont contraintes par les langues naturelles dans lesquelles elles sont formulées : on reconnaît ici la question de l’inscription langagière de l’argumentation, qui sera au centre du colloque. A ce titre, beaucoup d’approches ont vis-à-vis du langage naturel une attitude de méfiance, voir de défiance : celui-ci est vu – selon l’expression de Jacobs et Jackson (1992 : 74) – comme un « rideau » qu’il s’agit de lever pour rendre visibles les processus de raisonnement sous-jacents. Comme le résume bien Marianne Doury (2010 : 3), le premier souci de telles approches semble être « de “ débarrasser ” les argumentations soumises à l’analyse de leurs oripeaux langagiers, soupçonnés faire obstacle à la saisie de leur structure logique ou conceptuelle » (2010 : 3).

A l’opposé d’une telle vision, le colloque entend faire le point sur les différentes recherches qui se proposent d’investiguer avec rigueur et systématicité les marqueurs linguistiques de l’argumentation. On attend donc des travaux qui, quelle que soit leur orientation méthodologique, montrent en quoi la description de certaines unités de la langue est essentielle à la connaissance du fonctionnement de l’argumentation (et réciproquement). Plusieurs pistes peuvent ici être envisagées (liste indicative et non exhaustive). La théorie de l’argumentation dans la langue développée depuis le début des années 1980 voit dans l’argumentativité une composante essentielle du sens des énoncés, voire de celui des unités du lexique : elle connaît des développements récents – notamment par la théorie dite des « blocs sémantiques » (Carel 2010). L’étude des connecteurs bénéficie d’une longue et riche tradition dans l’espace francophone des sciences du langage : on encourage bien sûr la présentation de nouvelles recherches sur cette classe d’unités fonctionnelles fournissant diverses instructions de traitement argumentatif. On peut toutefois penser, avec Plantin, que l’étude traditionnelle des connecteurs devrait être élargie et prendre en compte d’autres formes, notamment le métalangage ordinaire de l’argumentation : « L’indicateur […] de fonction argumentatitve peut être indexé sur un terme du lexique ordinaire de l’argumentation : (contre)-argument, […[, prémisse, objection, réfutation… » (2010 : 47). Le colloque espère ainsi des travaux portant sur ce que la recherche anglophone appelle les « indicateurs argumentatifs » (argumentative indicators, voir Van Eemeren et Snoeck Henkemans 2007), définis au sens large comme des « mots et expressions qui sont cruciaux pour une reconstruction adéquate du discours argumentatif » (words and expressions that are crucial for an adequate reconstruction of argumentative discourse). Enfin, les travaux qui tentent de rendre compte des relations de discours entre les énoncés sont les bienvenus, notamment ceux inspirés de la Rhetorical Structure Theory (Mann et Thompson 1988).

b) Processus discursifs

Dans le renouveau de l’approche rhétorique des textes argumentés entamée depuis Perelman & Olbrechts-Tyteca (1958) jusqu’à la création de revues spécialisées en analyse de discours et argumentation (« Argumentation et Analyse du discours ») en passant par la vague des manuels et des dictionnaires des années 1990 (Reboul 1996, Molinié 1992, Groarke & Tindale 2004, Walton 2006 entre autres), les techniques rhétoriques destinées à faire adhérer à un point de vue sont désormais réhabilitées. Il reste toutefois à les investir dans leur pleine dimension langagière et textuelle. Les schèmes argumentatifs, de la typologie de Perelman à celle de Walton & al. (2008), sont ainsi des modes de raisonnement dont l’inscription dans la matérialité langagière mérite un examen plus fin. Plus largement, la question des structures de l’argumentation (Snoeck Henkemans 1992, Walton 1996, Freeman 2011) pourrait, elle aussi, être interrogée à l’aune des plans de textes de la rhétorique ou des questions de cohérence textuelle.

A l’inverse, plusieurs catégories d’analyse des discours pourraient être repensées sous l’angle de la finalité persuasive généralement attribuée à la rhétorique. Le choix de respecter ou non les attentes d’un genre de discours, d’introduire une séquence narrative ou descriptive dans un texte à dominante argumentative, le recours à des intertextes ou à desallusions dialogiques, les choix dans les plans de texte ont-ils des effets argumentatifs que l’on peut identifier comme des schèmes ?

A l’instar de plusieurs travaux sur l’ethos (Maingueneau 1999, Amossy 1999, 2010) ou sur lepathos (Walton 1992, Plantin & al. 2002, Micheli 2010), ce colloque vise à réfléchir à l’interaction entre l’activité argumentative, la situation rhétorique (Bitzer 1968) et l’analyse des discours sur la question du logos. Les tentatives de persuader par l’emprunt à des genres de discours a priori faiblement argumentatifs, la dispositio rhétorique et les structures argumentatives et textuelles, les schèmes argumentatifs et les moyens de les repérer dans la matérialité discursive sont, parmi d’autres sujets de réflexion possibles, certains angles d’attaque que le colloque entend privilégier.

c) Opérations cognitives

Un pan relativement nouveau de l’étude de l’argumentation s’est développé dans les dernières années, en grande partie sous l’influence de la psychologie du raisonnement (Wason 1960, 1966, Evans & Frankish 2009) et de la recherche sur les heuristiques cognitives de traitement (Tversky & Kahneman 1974, Gigerenzer et al. 1999). Notre connaissance des mécanismes cognitifs présidant aux tâches liées au raisonnement – et à l’inférence plus généralement – progresse ainsi aujourd’hui en s’appuyant sur la démarche expérimentale. L’application de ces nouveaux cadres de recherche à l’étude de l’argumentation reste néanmoins souvent cantonnée à l’analyse quasi-exclusive des raisonnements déductifs. De surcroît, les aspects proprement langagiers de l’argumentation ne sont généralement traités que dans le cadre restreint de la persuasion. Cela permet certes d’identifier le rôle argumentatif joué par des structures linguistiques particulières, mais restreint bien souvent la recherche à la seule question de l’efficacité rhétorique de l’argumentation.

L’une des visées de ce colloque est aussi par conséquent de réunir des contributions se situant à l’interface cognition / argumentation qui intègreront prioritairement la dimension discursive et langagière de l’argumentation en traitant des questions suivantes (liste indicative et non exhaustive) : quelles sont les contreparties cognitives de la production et de la réception d’arguments ? Quels sont les facteurs/contraintes cognitives agissant sur le succès/l’échec rhétorique d’un énoncé argumentatif ? La nature fallacieuse de certains arguments ou schèmes argumentatifs peut-elle s’expliquer par la nature du traitement cognitif d’énoncés argumentatifs ? Quelles sont les différentes fonctions cognitives intervenant dans le traitement de l’argumentation, tant du point de vue de la production que de celui de la réception ?

***

Compte tenu de ce qui précède, le comité d’organisation :

  • encourage des propositions de communication portant directement sur les interrelations entre le langage (ses unités, ses niveaux, ses fonctions et modes de traitement), d’une part, et le fonctionnement de l’argumentation, d’autre part.
  • donnera la priorité aux propositions qui explicitent leur méthode et leurs catégories d’analyse et qui privilégient la description de données empiriques constituées en corpus ou provenant d’études expérimentales.
  • sélectionnera les propositions reçues sur la base d’une anonymisation des résumés.

Journées d’étude du LCP sur les « Approches empiriques de l’argumentation » (Paris, 7 et 8 juillet 2014)

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer l’organisation de deux Journées d’étude consacrées aux « Approches empiriques de l’argumentation » qui se tiendront à Paris les 7 et 8 juillet 2014.

Approches empiriques de l’argumentation

Empirical Approaches to Argumentation

Ces deux JE sont organisées par Le Laboratoire Communication et Politique (CNRS, Paris), ICAR/ASLAN (CNRS, Lyon), le CRAL (EHESS, Paris) et l’UMR « Education, Formation, Travail et Savoirs », (CNRS/ENFA, Toulouse), avec le soutien de la Région Île-de-France.

Date : lundi 7 et mardi et 8 juillet 2014
Lieu : Laboratoire Communication et Politique
c/o IPJ, 24 rue Saint Georges, 75009 Paris

Ces journées visent à amorcer un dialogue entre chercheurs nord-américains et chercheurs francophones dans le domaine de l’argumentation. Les intervenants ont été sollicités sur la base d’un intérêt partagé pour la dimension descriptive des études en argumentation. Quels que soient les cadres théoriques dans lesquels s’inscrivent leurs approches de l’argumentation, et quelle que soit l’importance qu’y prend la préoccupation normative, ils considèrent que l’adossement à des données et l’entreprise de description d’argumentations authentiques sont au cœur des études en argumentation. Ils prêtent ainsi une attention soutenue aux mécanismes langagiers et aux processus interactionnels constitutifs de l’activité argumentative. Les deux journées se tiendront exclusivement en anglais.

– Amérique du Nord

o Jean Goodwin | Iowa State University
o Dale Hample | University of Maryland
o Catherine Hundleby | University of Windsor
o Sally Jackson | University of Illinois
o Scott Jacobs | University of Illinois
o Harry W. Weger | University of Central Florida

Recherches francophones

o Ruth Amossy | Université de Tel Aviv – Israel
o Marion Carel | CRAL / EHESS, Alfredo Lescano| CRAL / ENFA
o Michel Dufour| Université Paris 3
o Kris Lund| ICAR / CNRS, Matthieu Quignard| ICAR / CNRS
o Christian Plantin| ICAR / CNRS, Marianne Doury| LCP / CNRS

Soumission de Posters : Un créneau d’1h sera réservé à la présentation de posters proposés par des chercheurs ou étudiants du champ de l’argumentation. Si vous souhaitez présenter un poster (en anglais), vous pouvez envoyer une proposition (titre + résumé de 300 mots) avant le 10 juin à : UPR3255.empirarg@cnrs.frSeuls 10 posters pourront être affichés. Une réponse vous sera donnée le 15 juin, et les contraintes de présentation vous seront spécifiées.

Inscription : Pour assister aux journées, merci de renvoyer le formulaire d’inscription ci-joint à l’adresse suivante : UPR3255.empirarg@cnrs.fr. L’inscription est gratuite mais obligatoire car le nombre de places limité. Le programme sera communiqué fin mai sur le site du laboratoire Communication et Politique www.lcp.cnrs.fr, ainsi que sur diverses listes de diffusion.

Contact : Marianne DOURY / Chargée de recherche CNRS
Laboratoire Communication et Politique (UPR 3255)
24 rue Saint Georges – 75009 Paris

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Conférence de Daniel HELLER-ROAZEN (Princeton University) : 14 mai 2014

MERCREDI 14 MAI 2014

Dans le cadre d’une activité organisée par le GRAL, le Professeur Daniel HELLER-ROAZEN de Princeton University donnera une conférence publique sur le thème :

Qu’est-ce qu’un non-homme ?
Quelques réflexions à propos de la synesthésie
et de l’anesthésie

La conférence se tiendra de 16h00 à 18h00 dans la Grande Salle du CIERL – Av. F.-D. Roosevelt, 17 – 1050 Bruxelles. L’entrée est libre.

Le Prof. HELLER-ROAZEN est professeur de Littérature comparée à Princeton University. Il a publié aux Éd. du Seuil (Paris) : Écholalies. Essai sur l’oubli des langues (2007), L’Ennemi de tous. Le pirate contre les nations (2010) et Une archéologie du toucher (2011) et Le Cinquième marteau (2014).

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Programme du Colloque en rhétorique : « Le fragile et le flou » (ULB, 3-5 avril 2014)

L’équipe du GRAL est heureuse de diffuser le programme du Colloque international en rhétorique qui se tiendra du 3 au 5 avril 2014 à la Maison des Arts de l’ULB sous le titre : “Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique”.

Présentation de l’événement : Sous le titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique », cette rencontre répond au désir de rendre hommage (au moins en creux) à un penseur original, un passeur, un précurseur même, bref, un maître, dont le nom n’évoque, aujourd’hui, plus grand-chose à personne (ou presque) : Eugène Dupréel (1879-1967). Plus exactement, il s’agit de mettre l’accent et d’explorer l’un des aspects originaux de sa pensée : l’idée ou principe de précarité dont la valeur est, pour lui, aussi bien technique que logique et épistémologique.

Précarité, le terme a de quoi surprendre. Il charrie, dans nos imaginaires collectifs, un monde trouble de représentations négatives ou dévalorisées. La précarité fait signe vers un manque, une menace, un risque. En elle, se logent, tout ensemble, flou, discontinuité, faiblesse. Autant de propriétés qui demeurent en porte-à-faux avec l’idéal de sécurité, de certitude et de transparence défendu, notamment, par les sociétés modernes. En somme, il ne fait pas bon être précaire. Plus précisément, il ne fait pas bon rester précaire. Au mieux, peut-il s’agir d’un état transitoire, d’un entre-deux (entre un vide et un plein), d’une voie d’accès à la stabilité.

Aussi, le présent colloque propose-t-il de mettre au défi nos réflexes sociaux et nos tropismes intellectuels ; il invite à une conversion du regard, à un changement radical de point de vue. Le but est d’éclairer les mécanismes de la précarité, de mieux comprendre le supplément qu’il peut y avoir à la reconnaître ou à l’insuffler, le prix particulier, supérieur qu’elle confère aux valeurs, aux arguments, aux notions (philosophiques, juridiques), aux choix, etc. Bref, dans quelle mesure, en quel sens et à quelles fins, un « moins » pourrait-il représenter un « plus » ? L’ambition est là : repenser l’articulation, la logique du lien entre force et faiblesse, plein et vide, ordre et désordre, rigueur et souplesse, apparences et réalité, pluralisme (des valeurs) et rationalité (des décisions). Le projet vise donc à réfléchir la valeur même (valeur pleine et forte) de la précarité, le surcroît d’efficacité qu’elle apporte, le recours pratique que peut représenter ce « manque » (ce moins) d’assurance et de contrôle – ou, mieux, cette chance de n’être pas assuré.

Disons-le sans détours, la rhétorique, domaine du plausible, du probable, du crédible, du flou, de l’ambigu, de l’indéterminé, du pluriel, de l’à peu près… est un monde traversé par la précarité. Un monde ouvert aux possibles et au doute, où il faut sans cesse (apprendre à) naviguer à vue. Après tout, la rhétorique n’est-elle pas un art qui consiste précisément à déclore le monde, à l’ouvrir ? Son horizon véritable n’est-il pas d’assouplir l’esprit, d’aider à pratiquer, à expérimenter notre précarité même, sans pour autant l’absolutiser, mais en l’assumant et en cherchant d’une certaine manière à l’apprivoiser ?

Finalement, notre visée principale reste de questionner les bénéfices de la parole rhétorique, ceux de sa pratique et de son expérience collective, tout en ayant dans l’idée de remettre le plein exercice de l’antique discipline au cœur du politique (au sens fort du terme) et de la citoyenneté.

Dates de la manifestation : 3-5 avril 2014
Lieu : Université Libre de Bruxelles – Maison des Arts
Email de contact : colloqueprecarite@gmail.com

Cet événement scientifique a reçu le soutien financier du F.R.S.-FNRS, du Centre de recherche en linguistique LaDisco, de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’ULB, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Liste des conférenciers invités

– Marc ANGENOT (Univ. McGill)
– Sémir BADIR (U. de Liège)
– Alain BERTHOZ (Collège de France)
– Michel BRIAND (U. de Poitiers)
– Pierre CHIRON (U. de Paris-Est)
– Emmanuelle DANBLON (ULB, GRAL)
– Manfred KRAUS (Université de Tübingen)
– Salvatore DI PIAZZA (U. de Palerme & ULB, GRAL)
– Sebastiano VECCHIO (U. de Catane)

Personne responsable : Loïc NICOLAS – loic.nicolas@ulb.ac.be

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Journée d’étude du GRAL : « Les fonctions de l’épidictique : pratiques et frontières » (12 décembre 2013, ULB)

JOURNÉE D’ÉTUDE DU GRAL

Les fonctions de l’épidictique.
Pratiques et frontières

Jeudi 12 décembre 2013

Le genre de l’éloge et du blâme, que la tradition a conservé jusqu’à aujourd’hui sous le nom d’« épidictique », représente, trop souvent, le parent pauvre des études rhétoriques. Elles n’en retiennent, à de rares exceptions, que des traits convenus et généraux. Comme si, face à la puissance argumentative, face au sérieux viril du judiciaire et du délibératif, le genre épidictique – associé aux paroles dérisoires et aux discours convenus ; aux populistes et aux propagandistes de tout poil – ne pouvait occuper une place de choix dans la cité ni dans les esprits. Force est d’ailleurs de constater combien nos démocraties européennes, démocraties modernes, avides de transparence et d’expertise, n’ont cessé d’en réduire le rôle et les prérogatives dans nos institutions. À l’évidence, il demeure un véritable malaise, une méfiance, voir une défiance scientifique, sans doute aussi politique et éthique, face à ce genre de discours dont on ne sait trop que faire faute de le pratiquer, meilleure manière d’en éprouver les potentialités et la valeur. Cette Journée d’étude du GRAL invite à redonner un peu de consistance à ce genre-là. Il s’agit de repenser sa place dans le champ rhétorique, d’en explorer les outils, les ressources, mais aussi les détours sur lesquels s’appuie sa pratique, d’en questionner les usages (discrets ou ignorés) autant que les frontières. Quelles sont les fonctions (sociales, politiques, psychologiques) du genre épidictique ? Comment le pratique-t-on ? Peut-on s’y exercer ? Quels sont ses rapports à l’argumentation ? Quelle place accorder au blâme ? Quel est son statut face aux deux autres genres rhétoriques ? Comment s’articulent, en son sein, les couples : concorde / discorde ; accord / désaccord ? Autant de questions qui viendront nourrir nos travaux et les discussions de cette journée du GRAL consacrée à un genre qui pour être mal compris, n’en constitue pas moins, étrange paradoxe, la pierre angulaire d’une rhétorique bien comprise.

PROGRAMME

Claudie MARTIN-ULRICH (U. de Pau) : « Parénétique de la consolation. »
• Discutant : Emmanuelle DANBLON (ULB, GRAL)

Marco MAZZEO (U. de la Calabre) : « Une frontière de l’épidictique : l’ordalie et la pensée en action. »
• Discutant : Victor FERRY (F.R.S.-FNRS – ULB, GRAL)

Camille RAMBOURG (U. de Paris-Est) : « Éloge / blâme et prévention de l’auditeur : une frontière du genre épidictique. »
• Discutant : Benoît SANS (F.R.S.-FNRS – ULB, GRAL)

Loïc NICOLAS (F.R.S-FNRS – ULB, GRAL) : « L’épidictique de Chaïm Perelman : assise et pivot de l’édifice rhétorique. »
• Discutant : Salvatore DI PIAZZA (U. de Palerme, Eikos & ULB, GRAL)

La journée d’étude se tiendra de 10h00 à 17h00
Université Libre de Bruxelles (Campus du Solbosch)
Maison des Arts – Av. Jeanne, 56
1050 Bruxelles

Informations : gral@ulb.ac.be
Site de référence : http://gral.ulb.ac.be

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Colloque international (Liège, 24-25 octobre) : « Figures du peuple : rhétorique et société »

COLLOQUE INTERNATIONAL

Liège – 24-25 octobre 2013
« Figures du peuple. Rhétorique et société »

Contacts :

Francois.Provenzano@ulg.ac.be
Emilie.Goin@ulg.ac.be

PROGRAMME

JEUDI 24 OCTOBRE 2013

09.00 – Accueil des participants et allocutions de bienvenue

09.30 – Émilie GOIN (Luxembourg/Liège) et François PROVENZANO (Liège) : « Énonciation, figures et société »

10.15 – Alain RABATEL (Lyon) : « À propos de deux stratégies opposées de caractérisation du peuple, ou comment catégoriser sans essentialiser »

11.00 Débat

11.15 Pause

11.30 – Alain VAILLANT (Paris) : « Les voix du peuple : une polyphonie en trompe-l’œil »

12.15 – Pierre POPOVIC (CRIST/Montréal) : « Le peuple en une syllepse. L’individuation collective dans Les Misérables de Victor Hugo »

13.00 Débat

13.15 Déjeuner

14.00 – Marc BONHOMME (Berne) : « Figures argotiques et construction d’un point de vue populaire dans les romans d’Alphonse Boudard »

14.45 – Laurent PERRIN (Paris) : « La voix de l’oralité dans le style de Céline : interjections, émotions et hyperboles »

15.30 Débat

15.45 Pause

16.00 – Nelly WOLF (Lille) : « Le peuple en toutes lettres »

VENDREDI 25 OCTOBRE 2013

09.00 – Dominique MAINGUENEAU (Paris) : « Le poète et les paysans. Réflexions à partir de Derniers sillons (1892) d’Emile Du Tiers »

09.45 – Jean-Pierre BERTRAND (Liège) : « Le peuple Rimbaud »

10.30 Débat

10.45 Pause

11.00 – Antoine JANVIER (Liège) : « L’intellectuel, le peuple et ses suppléments : remarques à partir du travail de Jacques Rancière »

11.45 Débat

12.00 Déjeuner

13.15 – Emmanuelle DANBLON (Bruxelles) : « Être citoyen : une fonction de la rhétorique qui s’apprend et qui s’exerce »

14.00 – Marianne DOURY (Paris) : « La place faite au peuple / la place prise par le peuple dans quelques dispositifs de démocratie participative »

14.45 Débat

15.00 Pause

15.15 – Aurélie TAVERNIER (Paris) : « L’expert participatif. Figures du savoir légitime à l’ère numérique »

16.00 Débat

16.15 – Jean-Marie KLINKENBERG (Liège) : Conclusions

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