Annonce de parution : Argumentation et Analyse du Discours (AAD) no. 13 “Varia”

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer la parution du 13e numéro (Varia) de la revue Argumentation et Analyse du Discours – AAD. A lire notamment deux articles rédigés par des membres du GRAL : Loïc NICOLAS : « L’évidence du complot : un défi à l’argumentation. Douter de tout pour ne plus douter du tout », et Benoît SANS : « La « malédiction » d’Apulée : une interprétation pragmatique et rhétorique ».

Retrouvez AAD sur revue.org

13 | 2014
Varia

Marc Angenot

La rhétorique de la qualification et les controverses d’étiquetage

The Rhetoric of Qualification: Labelling Controversies

Rubens Damasceno Morais

La recatégorisation comme procédé argumentatif dans le domaine juridique

The Mechanism of “Argumentative Recategorization” in the Legal Area

Loïc Nicolas

L’évidence du complot : un défi à l’argumentation. Douter de tout pour ne plus douter du tout

The Evidence of Conspiracy: a Challenge to Argumentation. Doubting everything, so as not to doubt at all

Damon Mayaffre et Mahé Ben Hamed

Récits de mort et souvenir traumatique. Trames et traces lexicales des témoignages sur la Shoah

Death Narrative and Traumatic Memory: Narrative Spine and Lexical Traces in Testimonies of Holocaust Survivors

Sylvie Housiel

La perception de l’ennemi dans les lettres des combattants français de la Grande Guerre

The Perception of the Enemy in French First World War Soldiers’ Letters

Nanourougo Coulibaly

Posture discursive et victoire électorale : le cas d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali

Discursive Posture and Election Victory: The Case of Ibrahim Boubacar Keïta in Mali

Benoît Sans

La « malédiction » d’Apulée : une interprétation pragmatique et rhétorique

The ‘Curse’ of Apuleius: a Pragmatic and Rhetorical Interpretation

Manfred Kienpointner

La liberté ou la mort. Les arguments émotionnels dans les Philippiques de Cicéron

Freedom or death: Emotional Arguments in Cicero’s Philippics

Comptes rendus

Roselyne Koren

Frydman, Benoît et Michel Meyer (éds). 2012. Chaïm Perelman (1912-2012). De la nouvelle rhétorique à la logique juridique (Paris : Presses Universitaires de France, L’interrogation philosophique)

Ruth Amossy

Gage, John T. (ed.). 2011. The Promise of Reason. Studies in the New Rhetoric (Carbondale & Edwardswille : Southern Illinois University Press)

Eliane Damette

Goltzberg, Stefan. 2013. Perelman. L’argumentation juridique (Paris : Michalon, coll. Le bien commun)

Programme du Colloque en rhétorique : « Le fragile et le flou » (ULB, 3-5 avril 2014)

L’équipe du GRAL est heureuse de diffuser le programme du Colloque international en rhétorique qui se tiendra du 3 au 5 avril 2014 à la Maison des Arts de l’ULB sous le titre : “Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique”.

Présentation de l’événement : Sous le titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique », cette rencontre répond au désir de rendre hommage (au moins en creux) à un penseur original, un passeur, un précurseur même, bref, un maître, dont le nom n’évoque, aujourd’hui, plus grand-chose à personne (ou presque) : Eugène Dupréel (1879-1967). Plus exactement, il s’agit de mettre l’accent et d’explorer l’un des aspects originaux de sa pensée : l’idée ou principe de précarité dont la valeur est, pour lui, aussi bien technique que logique et épistémologique.

Précarité, le terme a de quoi surprendre. Il charrie, dans nos imaginaires collectifs, un monde trouble de représentations négatives ou dévalorisées. La précarité fait signe vers un manque, une menace, un risque. En elle, se logent, tout ensemble, flou, discontinuité, faiblesse. Autant de propriétés qui demeurent en porte-à-faux avec l’idéal de sécurité, de certitude et de transparence défendu, notamment, par les sociétés modernes. En somme, il ne fait pas bon être précaire. Plus précisément, il ne fait pas bon rester précaire. Au mieux, peut-il s’agir d’un état transitoire, d’un entre-deux (entre un vide et un plein), d’une voie d’accès à la stabilité.

Aussi, le présent colloque propose-t-il de mettre au défi nos réflexes sociaux et nos tropismes intellectuels ; il invite à une conversion du regard, à un changement radical de point de vue. Le but est d’éclairer les mécanismes de la précarité, de mieux comprendre le supplément qu’il peut y avoir à la reconnaître ou à l’insuffler, le prix particulier, supérieur qu’elle confère aux valeurs, aux arguments, aux notions (philosophiques, juridiques), aux choix, etc. Bref, dans quelle mesure, en quel sens et à quelles fins, un « moins » pourrait-il représenter un « plus » ? L’ambition est là : repenser l’articulation, la logique du lien entre force et faiblesse, plein et vide, ordre et désordre, rigueur et souplesse, apparences et réalité, pluralisme (des valeurs) et rationalité (des décisions). Le projet vise donc à réfléchir la valeur même (valeur pleine et forte) de la précarité, le surcroît d’efficacité qu’elle apporte, le recours pratique que peut représenter ce « manque » (ce moins) d’assurance et de contrôle – ou, mieux, cette chance de n’être pas assuré.

Disons-le sans détours, la rhétorique, domaine du plausible, du probable, du crédible, du flou, de l’ambigu, de l’indéterminé, du pluriel, de l’à peu près… est un monde traversé par la précarité. Un monde ouvert aux possibles et au doute, où il faut sans cesse (apprendre à) naviguer à vue. Après tout, la rhétorique n’est-elle pas un art qui consiste précisément à déclore le monde, à l’ouvrir ? Son horizon véritable n’est-il pas d’assouplir l’esprit, d’aider à pratiquer, à expérimenter notre précarité même, sans pour autant l’absolutiser, mais en l’assumant et en cherchant d’une certaine manière à l’apprivoiser ?

Finalement, notre visée principale reste de questionner les bénéfices de la parole rhétorique, ceux de sa pratique et de son expérience collective, tout en ayant dans l’idée de remettre le plein exercice de l’antique discipline au cœur du politique (au sens fort du terme) et de la citoyenneté.

Dates de la manifestation : 3-5 avril 2014
Lieu : Université Libre de Bruxelles – Maison des Arts
Email de contact : colloqueprecarite@gmail.com

Cet événement scientifique a reçu le soutien financier du F.R.S.-FNRS, du Centre de recherche en linguistique LaDisco, de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’ULB, et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Liste des conférenciers invités

– Marc ANGENOT (Univ. McGill)
– Sémir BADIR (U. de Liège)
– Alain BERTHOZ (Collège de France)
– Michel BRIAND (U. de Poitiers)
– Pierre CHIRON (U. de Paris-Est)
– Emmanuelle DANBLON (ULB, GRAL)
– Manfred KRAUS (Université de Tübingen)
– Salvatore DI PIAZZA (U. de Palerme & ULB, GRAL)
– Sebastiano VECCHIO (U. de Catane)

Personne responsable : Loïc NICOLAS – loic.nicolas@ulb.ac.be

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« The Reason of Rhetoric » par Emmanuelle Danblon (paru dans Philosophy & Rhetoric)

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution de l’article d’Emmanuelle DANBLON « The Reason of Rhetoric » dans la revue Philosophy and Rhetoric (Volume 46, Number 4, 2013, pp. 493-507). L’article est consultable en ligne.

Abstract : In this article, it is argued that the rationality of rhetoric is fundamental to it. Such a vision may be found in the humanist tradition but also in the practical dimension of the Greek techne. In light of this view, rhetoric must be seen both as an anthropology of speech and as the ground of society.
Keywords : Humanism, practical rationality, Perelman, phronesis, anthropology of speech

Appel à communications – Colloque en rhétorique, 3-5 avril 2014 – « Le fragile et le flou »

L’équipe du GRAL est heureuse d’annoncer l’organisation d’un Colloque international en rhétorique du 3 au 5 avril 2014 à l’ULB. Cette manifestation a pour titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique ». Nous vous invitons à consulter l’espace dédié sur le présent site.

Présentation de l’événement : Sous le titre « Le fragile et le flou. Apprivoiser la précarité : un art rhétorique », cette rencontre répond au désir de rendre hommage (au moins en creux) à un penseur original, un passeur, un précurseur même, bref, un maître, dont le nom n’évoque, aujourd’hui, plus grand-chose à personne (ou presque) : Eugène Dupréel (1879-1967). Plus exactement, il s’agit de mettre l’accent et d’explorer l’un des aspects originaux de sa pensée : l’idée ou principe de précarité dont la valeur est, pour lui, aussi bien technique que logique et épistémologique.

Précarité, le terme a de quoi surprendre. Il charrie, dans nos imaginaires collectifs, un monde trouble de représentations négatives ou dévalorisées. La précarité fait signe vers un manque, une menace, un risque. En elle, se logent, tout ensemble, flou, discontinuité, faiblesse. Autant de propriétés qui demeurent en porte-à-faux avec l’idéal de sécurité, de certitude et de transparence défendu, notamment, par les sociétés modernes. En somme, il ne fait pas bon être précaire. Plus précisément, il ne fait pas bon rester précaire. Au mieux, peut-il s’agir d’un état transitoire, d’un entre-deux (entre un vide et un plein), d’une voie d’accès à la stabilité.

Aussi, le présent colloque propose-t-il de mettre au défi nos réflexes sociaux et nos tropismes intellectuels ; il invite à une conversion du regard, à un changement radical de point de vue. Le but est d’éclairer les mécanismes de la précarité, de mieux comprendre le supplément qu’il peut y avoir à la reconnaître ou à l’insuffler, le prix particulier, supérieur qu’elle confère aux valeurs, aux arguments, aux notions (philosophiques, juridiques), aux choix, etc. Bref, dans quelle mesure, en quel sens et à quelles fins, un « moins » pourrait-il représenter un « plus » ? L’ambition est là : repenser l’articulation, la logique du lien entre force et faiblesse, plein et vide, ordre et désordre, rigueur et souplesse, apparences et réalité, pluralisme (des valeurs) et rationalité (des décisions). Le projet vise donc à réfléchir la valeur même (valeur pleine et forte) de la précarité, le surcroît d’efficacité qu’elle apporte, le recours pratique que peut représenter ce « manque » (ce moins) d’assurance et de contrôle – ou, mieux, cette chance de n’être pas assuré.

Disons-le sans détours, la rhétorique, domaine du plausible, du probable, du crédible, du flou, de l’ambigu, de l’indéterminé, du pluriel, de l’à peu près… est un monde traversé par la précarité. Un monde ouvert aux possibles et au doute, où il faut sans cesse (apprendre à) naviguer à vue. Après tout, la rhétorique n’est-elle pas un art qui consiste précisément à déclore le monde, à l’ouvrir ? Son horizon véritable n’est-il pas d’assouplir l’esprit, d’aider à « pratiquer », à expérimenter notre précarité même, sans pour autant l’absolutiser, mais en l’assumant et en cherchant d’une certaine manière à l’apprivoiser ?

Finalement, notre visée principale reste de questionner les bénéfices de la parole rhétorique, ceux de sa pratique et de son expérience collective, tout en ayant dans l’idée de remettre le plein exercice de l’antique discipline au cœur du politique (au sens fort du terme) et de la citoyenneté.

Dates de la manifestation : 3-5 avril 2014
Lieu : Université Libre de Bruxelles
Date limite pour l’envoi des propositions : 15 décembre 2013
Email de contact : colloqueprecarite@gmail.com

Personne responsable : Loïc NICOLAS (ULB, GRAL – F.R.S.-FNRS) – loic.nicolas@ulb.ac.be

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